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En Mars

 

« EN MARS, NOUS AVONS AIMÉ… »

 

Vous rêvez de mer et d’embruns, d’une humanité simple et solidaire, larguez les amarres en vous plongeant dans le très beau roman de Martin Dumont Tant qu’il reste des îles.

C’est l’histoire d’une île, bientôt reliée au continent par un pont dont la construction suscite d’âpres débats parmi les îliens. C’est l’histoire de Léni, qui travaille au chantier naval, construit des bateaux, aime pêcher, boire un coup avec les copains et rejoindre sa fille Agathe sur le continent.

C’est l’histoire d’un monde en mutation, de personnages attachants, où l’auteur décrit avec délicatesse et émotion sa passion de la mer, des hommes et des bateaux.

Si l’aventure et le dépaysement vous attirent, découvrez l’incroyable odyssée d’hommes et de femmes africains qui au XIXème siècle, ont parcouru deux mille cinq cents kilomètres à travers l’Afrique jusqu’à la cote afin que la dépouille du Docteur Livingstone, explorateur et missionnaire, puisse être rapatriée en Angleterre. Racontée par Halima, la cuisinière à la langue bien pendue, et Jacob Wainwright, le secrétaire, l’histoire nous plonge au cœur de l’Afrique avant la colonisation.

Avec Hors des ténèbres, une lumière éclatante : récit fidèle des dernières années et du séjour du docteur Livingstone et de son ultime voyagePetina Gappah revisite un évènement historique en dénonçant l’hypocrisie de l’esclavage et de la colonisation.

Restons en Afrique, au Maroc plus précisément avec Aussi riche que le roi l’éblouissant premier roman d’Abigaël Assor. Avec une écriture ciselée, elle nous conte l’histoire de Sarah, jeune française pauvre de 16 ans dans la Casablanca des années90. Au lycée français, l’adolescente côtoie la jeunesse dorée de la ville et aspire à une vie meilleure. Elle se lie avec Driss, le garçon le plus laid de la bande mais aussi le plus riche.

Mais l’histoire d’amour n’a rien d’un conte de fées. L’auteure brosse le portrait acéré de la société marocaine, avec ses différences de classes sociales, de culture, de tradition. Elle nous offre aussi une magnifique héroïne qui croyait en ses rêves.

En avait-il des rêves Joseph, ce vieux monsieur que l’on croise souvent jouant du piano dans les halls de gare ou d’aéroport ? Qui attend t-il ? Et pourquoi ?

Enfant, Joseph, le héros du roman de Jean-Baptiste Andrea « Des diables et des saints » était un pianiste prometteur. A l’adolescence, il perd ses parents dans un accident d’avion et est envoyé dans un orphelinat religieux des Pyrénées « Les Confins ». C’est une vie rude faite de corvées, de maltraitance, d’humiliation infligées par l’abbé qui dirige d’une main de fer l’orphelinat. Pour résister, il se lie d’amitié avec d’autres garçons et fondent ensemble une société secrète où il est permis de rêver et s’évader. Jusqu’au jour où il rencontre Rose qu’il tente d’initier à la musique.
Quel beau roman, enthousiasmant et émouvant. Avec la musique comme fil conducteur, l’auteur explore l’enfance avec une rare humanité.

Et si chacune de nos vies était un roman ! Voici le pari d’un écrivain (narrateur)

qui en panne d’inspiration décide de descendre dans la rue, d’aborder la première personne qu’il croise et de raconter sa vie. L’heureuse élue est Madeleine Tricot, une vieille dame de 80 ans. Elle accepte la gageure de l’écrivain et le laisse entrer dans sa famille. Autrefois couturière chez Chanel, Madeleine a deux filles, l’une Valérie mariée avec un Martin, l’autre exilée aux Etats-Unis. Et voici, La famille Martin de David Foenkinos. Très vite, le narrateur devient intime avec Madeleine qui lui raconte ses secrets et ses blessures. Mais Valérie, qui s’enlise dans un mariage malheureux va bientôt capter l’attention de l’écrivain.

Voici une comédie légère et attachante qui tend à nous dire que chacune de nos vies, si on s’y attarde, peut devenir romanesque.